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O CORRESPONDENTE

Por que o brasileiro continua um analfabeto político? Como conviver com a ameaça de uma intervenção militar? Este Correspondente tenta buscar respostas na leitura dos jornais

Por que o brasileiro continua um analfabeto político? Como conviver com a ameaça de uma intervenção militar? Este Correspondente tenta buscar respostas na leitura dos jornais

O CORRESPONDENTE

01
Out18

Au Brésil, les femmes dans la rue pour dire « jamais » au candidat d’extrême droite

Talis Andrade

En tête des intentions de vote du premier tour de la présidentielle, le candidat de 63 ans a multiplié les saillies misogynes, homophobes et racistes.

LE MONDE |Par Claire Gatinois (Sao Paulo, correspondante)

 
Le rassemblement contre Jair Bolsonaro, à Sao Paulo, le 29 septembre.

Les unes sont employées domestiques, de gauche et adoratrices du Parti des travailleurs (PT) et de son leader emprisonné, Luiz Inacio Lula da Silva. Les autres bourgeoises, architectes ou avocates, votent au centre droit.

Au-delà de divergences d’opinions politiques, de classes sociales, d’âge, de modes de vie et de couleur de peau, des dizaines, voire des centaines de milliers de femmes se sont rassemblées, samedi 29 septembre, à Sao Paulo, Rio de Janeiro, Brasilia, Belo Horizonte, Recife, Salvador et Porto Alegre, ainsi que dans une soixantaine de villes au Brésil pour dire #EleNao (Pas lui). Un hashtag lancé sur les réseaux sociaux par le mouvement Mulheres Unidas contro Jair Bolsonaro (les femmes unies contre Bolsonaro), opposé au candidat d’extrême droite ; ce dernier est en tête des sondages pour l’élection présidentielle avec 27 % à 28 % d’intentions de votes.


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gatinois@gatinois4
 
 

Les femmes de tout âge, de toute couleur de peau contre Bolsonaro à Sao Paulo.

 

Réputé pour sa misogynie, son homophobie et ses éloges répétés de la dictature militaire (1964-1985), le militaire quittait le même jour l’hôpital Einstein de Sao Paulo où il avait été accueilli dans un état grave suite à une attaque au couteau, le 6 septembre, lors d’un meeting de campagne. « Enfin à la maison, près de ma famille. Il n’y a pas de meilleure sensation ! Merci à tous pour les marques d’affection que j’ai pu recevoir lors de mon retour et partout au Brésil ! Je vous embrasse ! », a écrit sur Twitter le candidat, visiblement insensible à ces marques d’hostilité et aux cris « EleNao » proférés dans le vol le ramenant à Rio de Janeiro où il possède une résidence.

A Sao Paulo, où Bolsonaro est très apprécié, des femmes habillées de mauve ou de tee-shirt #EleNao ou #EleNunca, mais aussi des hommes se sont rassemblés sur la place do largo da Batata. Parmi la foule, Zenilda da Silvera, 51 ans, employée domestique. « Je suis venue pour lui montrer qu’on est plus forte. Que toutes ces minorités qu’il déteste ne se laisseront pas faire ! Toute ma vie j’ai lutté. Nous les domestiques nous avons obtenu des droits grâce à Lula et au PT, on ne va pas laisser un homme nous ramener dix ans en arrière », explique-t-elle.

Le rassemblement contre le candidat à la présidentielle, Jair Bolsonarosous, s’est fait sous le hashtag #EleNao (Pas Lui), à Sao Paulo, le 29 septembre.

 Au Brésil, le naufrage d’une nation

En 2015, sous le gouvernement PT de Dilma Rousseff, a été promulguée la loi obligeant à déclarer les employés domestiques afin de leur permettre, notamment, d’avoir droit à une retraite. Un texte que Jair Bolsonaro, alors député, avait rejeté. Selon lui, cette loi contribue à augmenter le chômage. « Plus de droits, ce sont moins d’emplois », a-t-il coutume d’expliquer.

Le coup d’Etat militaire, une « révolution »

Maria Domitila, architecte de 28 ans, elle, a été ulcérée par les propos du candidat sur la dictature militaire. Le membre du Parti social libéral (PSL) qui qualifie le coup d’Etat de 1964 de « révolution » avait affirmé il a quelques années que la grande erreur de la junte fut « de torturer et non de tuer ».

En 2016, lors du vote de l’« impeachment » (destitution) de Dilma Rousseff, le député avait aussi donné sa voix « au nom du colonel Ustra », l’un des tortionnaires du régime. « Mon père a été prisonnier politique ! », signale Maria Domitila, les yeux embués.

A priori apolitique, la mobilisation comptait pourtant de nombreuses banderoles appelant ici à voter Fernando Haddad, le candidat du PT, remplaçant de l’ex-président Lula, empêché de se représenter du fait de sa condamnation pour corruption, ou là pour Ciro Gomes, le candidat du Parti démocratique travailliste (PDT), de centre gauche. Le nom de Marina Silva, seule femme candidate, représentante du Parti écologiste (Rede) et ancienne ministre de Lula, était aussi scandé par un petit groupe de manifestants quand d’autres vantaient les qualités de Guilherme Boulos, le candidat du Parti socialisme et liberté (Psol, gauche)

Mais samedi les opposants à Jair Bolsonaro n’étaient pas tous de gauche. Brandissant une pancarte « les femmes en marche pour la démocratie, l’égalité et la liberté, Bolsonaro, non », Estela Duca, 59 ans, avocate, précise n’être « ni d’extrême droite, ni d’extrême gauche ». La quinquagénaire élégante a prévu de voter pour Geraldo Alckmin le candidat de centre droit du Parti de la social-démocratie brésilienne (PSDB).

Et elle honnit, autant que les autres manifestantes, Jair Bolsonaro. « Mon fils, je l’ai élevé seule et ce n’est pas un délinquant ! », lâche-t-elle. Une référence aux propos du général Hamilton Mourao, son candidat à la vice-présidence qui a déclaré, il y a quelques jours, que les enfants élevés sans père par des mères et des grands-mères avaient toutes les chances de devenir des « éléments déséquilibrés », prompts à faire grossir les rangs des narcotrafiquants.

Le rassemblement contre Jair Bolsonaro, à Sao Paulo, le 29 septembre.

« Vous ne méritez pas d’être violée »

« Bolsonaro est le genre de personnage classique de ces pays qui ont vécu leur propre version du Far West : un homme blanc qui se sent supérieur parce qu’il est blanc et hétérosexuel », écrit la journaliste et écrivaine Eliane Brum, dans un article publié sur le site El Pais au Brésil titré « Les femmes contre l’oppression ».

Certaines apprécient le personnage, défenseur auto revendiqué de la « famille »et des « valeurs ». Un homme qui cite Dieu à chacune de ses interventions. Et aux manifestations #EleNao ont répondu des mobilisations « Mulheres com Bolsonaro » (les femmes avec Bolsonaro) ou « EleSim » (lui, oui).

 Au Brésil, la haine de Lula dope l’extrême droite

Mais beaucoup de femmes ont du mal à accepter le discours phallocrate du candidat. Jair Bolsonaro trouve normal qu’une femme soit moins bien payée qu’un homme du fait de ses congés maternité. Nombre de Brésiliennes s’étranglent aussi de la vulgarité du militaire qui, en 2014, avait lancé à l’encontre de sa consœur députée Maria do Rosario (PT) : « vous ne méritez pas d’être violée. Vous êtes trop laide. » Et d’ajouter, en la voyant choquée : « pleure, allez pleure. »

Une participante avec le hashtag « #NotHim »(PasLui) lors du rassemblement à Sao Paulo contre Jair Bolsonaro, le 29 septembre.

Donné perdant au second tour

Samedi, la goujaterie de Jair Bolsonaro n’était pourtant pas, et de loin, le seul grief mentionné par la foule. Aux pancartes « Non aux armes » en référence à la volonté du candidat de libérer le port d’armes, s’ajoutaient une multitude de messages contre « le fascisme », et en faveur de la démocratie et des droits LGBT.

« Je suis venu pour défendre ma propre survie ! », explique ainsi Gustavo Reis, 22 ans, étudiant en physique chimie. En tant que Noir et homosexuel, le grand gaillard se sent la cible privilégiée du candidat d’extrême droite. Lors d’un entretien à la revue PlayBoy en 2011, le militaire aurait affirmé qu’il préférerait que « son fils meure dans un accident de voiture, plutôt que de le voir avec un moustachu. Pour moi il serait mort. »

 Lire aussi :   Au Brésil, la logique du « sang pour sang »

Arborant un tee-shirt mauve où est inscrit « je soutiens les femmes », Oswald Dias, 76 ans, accompagné de son épouse, est, lui, venu par « civisme ». Le vieil homme a connu la dictature et s’affole du comportement du capitaine de l’armée. « Le risque est grand de replonger », soupire-t-il. A l’instar de beaucoup d’électeurs, Oswald reste abasourdi par les propos du candidat du PSL, tenus le 28 septembre, lors d’un entretien pour la chaîne de télévision Band. « A ce que je vois dans la rue, je ne peux accepter un résultat qui n’atteste pas de mon élection », a affirmé, Jair Bolsonaro depuis sa chambre d’hôpital, visiblement incapable d’imaginer un échec.

En tête dans les sondages, Jair Bolsonaro est donné perdant en cas de second tour face à la plupart de ses adversaires. Notamment face à Fernando Haddad, (PT) qui le talonne dans les sondages (22 %). A en croire les analystes, la défaite du capitaine de réserve serait alors en grande partie liée à l’électorat féminin. Selon un sondage Ibope, publié le 26 septembre, 44 % des électeurs ne voteraient « en aucun cas » pour Jair Bolsonaro. Chez les femmes, le taux de rejet atteint 51 %.

25
Set18

Cante Ele Não na versão da Bella Ciao (vídeos)

Talis Andrade

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Mulheres fizeram um clipe entitulado Ele Não, adotando para a versão a música Bella Ciao, histórica canção símbolo da resistência italiana contra o fascismo na Segunda Guerra Mundial e sempre. 

 

A música é simples e com quatro versos que dizem o seguinte:

Uma manhã eu acordei e ecoava ele não, ele não, não, não

Uma manhã eu acordei e lutei contra um opressor

Somos mulheres, a resistência de um Brasil sem fascismo e sem horror

Vamos à luta para derrotar o ódio e pregar o amor

 

 

 

19
Set18

O voto estranho de Bolsonaro contra a soberania nacional

Talis Andrade

Para quem bate continência à bandeira americana e admira Trump, a defesa da soberania, a defesa da nossa base, deve ser coisa de “comunista” ou de “mulambos”

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Bolsonaro, soberania e Alcântara
por Marcelo Zero

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Corria o já longínquo ano de 2001. Na época, eu trabalhava como assessor para política externa e defesa nacional na Liderança do PT na Câmara dos Deputados e acompanhava todas as sessões da Comissão de Relações Exteriores e de Defesa Nacional (CREDN) naquela casa.

 

Foi exatamente nessa época que a CREDN recebeu a Mensagem nº 296, de 2001, do Poder Executivo, a qual encaminhava ao Congresso Nacional o texto do “Acordo entre o Governo da República Federativa do Brasil e o Governo dos Estados Unidos da América sobre Salvaguardas Tecnológicas Relacionadas à Participação dos EUA nos lançamentos a partir do Centro Lançamento de Alcântara”, o famigerado Acordo de Alcântara.

 

Foi designado Relator da matéria o saudoso Deputado Waldir Pires, homem de profunda cultura jurídica e um grande patriota. Educadíssimo, modesto e um verdadeiro gentleman, como só os grandes homens são, o Doutor Waldir Pires me concedeu a honra de elaborar para ele seu parecer sobre o tema.

 

Estudamos minuciosamente o assunto e o Doutor Waldir conversou longamente com grandes especialistas na matéria.

 

Elaborei para ele um pormenorizado voto pedindo a rejeição do Acordo, por ser ele atentatório à soberania nacional, inteiramente assimétrico e colocar o programa espacial brasileiro em estreita dependência do programa espacial norte-americano. Na realidade, o objetivo não manifesto do acordo era mais impedir que o Brasil desenvolvesse seu próprio veículo lançador e cooperasse com países como a China, na operação da sua base de lançamentos. Mas isso é tema para um longo artigo.

 

O fato é que o parecer do Doutor Waldir, muito bem fundamentado, caiu como uma bomba na CREDN. O governo ficou em polvorosa, pois o parecer desmontava, com lógica cartesiana, todos os argumentos oficiais para a aprovação do Acordo. Os deputados, mesmo os governistas, ficaram impressionados e passaram a considerar improvável ou muito difícil a aprovação do ato internacional.

 

Fora do Congresso, a repercussão foi também muito grande, especialmente na área militar. Agora, que o Doutor Waldir infelizmente se foi, posso me permitir uma indiscrição. Ele me confidenciou que havia recebido uma mensagem do General Alberto Cardoso, então Chefe do Gabinete de Segurança Institucional da Presidência da República, expressando sua aquiescência com a posição contrária ao Acordo de Alcântara. Os militares de então trabalhavam, discretamente, pela rejeição do ato internacional. Queriam manter o controle da base e desenvolver o veículo lançador de satélites.

 

O governo reagiu exercendo muita pressão sobre os deputados da base. Surgiu, então, a estratégia de apresentar um voto que, em vez de pedir a rejeição pura e simples do Acordo, acolhesse todas as críticas ao texto e propusesse sua aprovação com supressões, modificações e ressalvas. O Doutor Waldir negociou com todos os partidos e apresentou um parecer aditivo que propunha uma série de modificações profundas ao texto do ato internacional.

 

A estratégia tinha duas vantagens:

 

a) Agregava apoio à posição crítica ao Acordo.

 

b) Elevava o papel do Congresso Nacional na apreciação de atos internacionais, na medida em que propunha alterações ao texto negociado pelo Executivo.

 

Na prática, sabíamos que as alterações que estávamos propondo, embora necessárias para preservar a soberania nacional, eram de tal ordem que jamais seriam aceitas pelo governo brasileiro da época e, muito menos, pelo governo americano. Sabíamos que, se aquele parecer fosse aprovado, o Acordo, tal como redigido, estava enterrado.

 

No dia da sessão de votação, fomos surpreendidos por uma série de elogios ao trabalho do Doutor Waldir Pires. Todos os partidos, sem exceção, manifestaram total apoio ao parecer do Doutor Waldir. Mesmo o PSDB e o PFL (hoje DEM) expressaram seu entusiasmo com o parecer. O mínimo que se disse é que a sessão era histórica, que o parecer era primoroso, que nenhuma outra Comissão teria capacidade de derrubar o trabalho que seria ali aprovado, como de fato aconteceu. Formou-se, assim, uma grande frente suprapartidária contra o Acordo de Alcântara.

 

Entretanto, chegou a hora de manifestar seu voto um deputado de perfil, por dizê-lo de forma eufemística, extremamente discreto, que só abria a boca, em geral, para defender pautas corporativas de militares e a finada ditadura. Nunca o vimos, naquela comissão, expressar opinião relevante sobre os grandes temas internacionais ou apresentar algum relatório ou projeto expressivo

.

Para nossa surpresa, as Notas Taquigráficas da Câmara registraram para a história a seguinte manifestação:

 

“O SR. DEPUTADO JAIR BOLSONARO – Louvo a competência do Deputado Waldir Pires, mas por outras razões que, no momento, preservo-me de citar, voto contrariamente ao projeto”- Câmara dos Deputados, CREDN, Notas Taquigráficas, 31/10/2001)


Ficamos um tanto perplexos. Sabíamos que a maior parte das Forças Armadas queria a rejeição do Acordo e apoiava, por conseguinte, a proposta do Doutor Waldir Pires. Pensávamos que o referido deputado estava alinhado com essa posição. Ficamos mais perplexos ainda com a recusa do deputado em explicitar as razões que o tornavam a única voz discordante de uma grande frente pela soberania nacional e pelo programa espacial brasileiro.

 

Na época, imaginamos que o voto podia ser resultado de alguma implicância ideológica contra o PT ou contra o Deputado Waldir Pires, que fora figura proeminente no governo João Goulart.

 

Na perspectiva atual, contudo, talvez aquele voto faça algum sentido maior.

 

Com efeito, depois de ter batido continência à bandeira americana em Miami, Bolsonaro vem externando sua admiração a Donald Trump e sua intenção de alinhar a política externa brasileira e, portanto, a política de Defesa do Brasil, à geoestratégia global dos EUA.

 

Como Trump, Bolsonaro quer reduzir os compromissos do Brasil com as mudanças climáticas e a proteção aos direitos humanos. Como o imprevisível Trump, Bolsonaro e seguidores veem com desconfiança o multilateralismo e instituições como a ONU, associadas, em suas mentes delirantes, a uma “conspiração socialista global”.

 

Também veem com muitas reservas as alianças estratégicas com países emergentes e o papel dos BRICS.

 

Recentemente, seu vice, o pitoresco General Mourão, o Ariano, associou a exitosa vertente Sul-Sul da diplomacia ativa e altiva a uma aproximação à “mulambada” de lá (África) e cá (América Latina), que só teria “atrasado o Brasil”. O povero não sabe que foi a “mulambada” de cá e lá (América Latina e outros países em desenvolvimento) que absorveu, entre 2010 e 2015, cerca de 60% das nossas exportações de manufaturados. Os países desenvolvidos, o pessoal loiro e de olhos azuis, de quem Mourão parece tanto gostar, compraram somente 40% dos nossos produtos industrializados.

 

A verdade é que o grupo de Bolsonaro ainda vive nos jurássicos tempos da Guerra Fria, ainda acredita na superioridade da raça ariana, ainda acha que existe uma “conspiração comunista global” e, portanto, ainda enxerga no alinhamento automático com os EUA uma salvação contra as terríveis ameaças dos “comunistas”, dos “quilombolas” e da “mulambada”.

 

Dentro dessa perspectiva macarthista, sobrevivente da Guerra Fria e da ditadura, aquele voto estranho do Deputado Bolsonaro contra a frente pela soberania nacional criada na CREDN, por ocasião da votação do Acordo de Alcântara, faz sentido. É possível que não tenha sido mero capricho político.

 

Afinal, para quem bate continência à bandeira americana e admira Trump, a defesa da soberania, a defesa da nossa base, deve ser coisa de “comunista” ou de “mulambos”.

 

14
Set18

Deputados franceses de quatro partidos temem "possibilidade de um extremista" de direita na presidência do Brasil

Talis Andrade

Carta pede que Macron inferfira para garantir candidatura de Lula

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Reprodução da carta divulgada nesta quarta-feira (12/09), 38 deputados franceses de diversos partidos (LFI, PCF, LREM, PS) se dirigem a Emmanuel Macron para solicitar que o presidente francês intervenha “a favor de eleições justas e legais no Brasil” 
 
 

 

RFI - Na França, um grupo de 38 deputados enviou nesta quarta-feira (12) uma carta ao presidente francês Emmanuel Macron em que pedem que o líder francês "use urgentemente todos os meios pacíficos à sua disposição para que Lula possa ser candidato". O documento é assinado por políticos de quatro diferentes partidos, incluindo o República em Marcha, do presidente Emmanuel Macron, o Partido Socialista, do ex-presidente François Hollande, o Partido Comunista Francês e o França Insubmissa.

 
 

Os parlamentares argumentam que o Brasil vive "uma instabilidade política há mais de dois anos" e que há uma "possibilidade de que um extremista chegue ao comando do quinto maior país em extensão territorial e sexto em tamanho de população no mundo".

 

O texto classifica as atuais eleições brasileiras como "ilegais" e lembra que diversas autoridades internacionais já se manifestaram sobre o assunto. "Nossa intervenção está de acordo com o apoio expressado à candidatura de Lula por seis ex-chefes de estado franceses, italianos, espanhóis e belgas, 29 parlamentares dos Estados Unidos, um antigo presidente do Parlamento Europeu, de prestigiados juristas de todas os quadros políticos e, sobretudo, do Comitê de Direitos Humanos da ONU", diz o documento.

 

14
Set18

O Brasil está assistindo uma virada

Talis Andrade

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por Fernando Monteiro

 

OS HOMENS PEQUENOS, quando pensam que podem ser "grandes", metem os pés pelas mãos. Ainda bem que é assim.

O BRASIL ESTÁ ASSISTINDO UMA VIRADA -- histórica. Os anões que nos assaltaram há cerca de dois e meio estão sendo consumidos por seus gazes fétidos e outras secreções pastosas das suas vidas ridículas (embora perigosas).

O inclassificável Michê Temer virou um youtuber de segunda (ou terceira ou quarta categorias) e generais de pijama ou mesmo de farda verde-oliva da cor de cocô de criança, pensam que somos meninos de farda, enquanto os fascistas vão sendo desconstruídos por si mesmos, no mar da Merda em que se meteram, sem nunca ter compreendido o que é a Democracia, como (e o quanto) ela resiste quando um povo tem um arraial de Canudos dos "Sertões" atrás de si, fincado na História como uma faca de verdade nas farsas de noites "de facas longas" etc.

ACENDE-SE UMA LUZ NO FIM DO TÚNEL -- e os vampiros do dia entram em pânico, ao ver a alma forte-feminina do Brasil acordando...

 

 

13
Set18

Mundo precisa do Brasil com democracia, diz Dominique Villepin

Talis Andrade

 

 

 Ex-primeiro-ministro da França destacou os avanços sociais no Brasil nas últimas décadas e manifestou preocupação com o crescimento de propostas autoritárias e supremacistas em todo o mundo

 

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"Compartilhar um futuro melhor" é o que faz a força de uma Nação, destacou Villepin

 

 

O ex-primeiro-ministro francês Dominique Villepin afirmou nesta quinta-feira (13) que o mundo atravessa um período de turbulência, com o crescimento de tendências autoritárias em muitas regiões, da ampliação das desigualdades entre os países e dentro de cada país, como efeitos negativos da globalização. "Nesse contexto, precisamos do Brasil como grande ator democrático e como ardente defensor do multilateralismo", afirmou Villepin, ao lado do ex-ministro das Relações Exteriores e da Defesa, Celso Amorim, em entrevista coletiva.

 

Os dois participam, nesta sexta-feira (14) do seminário Ameaças à Democracia e a Ordem Multipolar, promovido pela Fundação Perseu Abramo, juntamente com outros pensadores e políticos de prestígio internacional, como o intelectual e ativista político norte-americano Noam Chomsky e os ex-primeiros-ministros da Espanha e da Itália, José Luís Rodrigues Zapatero e Massimo D’Alema, dentre outros.

 

Villepin, que ganhou destaque internacional quando se opôs à invasão norte-americana do Iraque sem o aval da Organização das Nações Unidas, em 2003, viu o crescimento da influência do Brasil no cenário internacional durante os governos do ex-presidente Lula. "Vi o aumento da influência do Brasil com o crescimento dos Brics. Vi o engajamento do país para consolidar a paz e a democracia no mundo, desenvolver suas relações com os países do Oriente Médio, afirmar um papel de iniciativa com relação à América Latina, e se abrir muito mais a suas relações com a África." 

 

O ex-primeiro-ministro francês também destacou "a abertura da democracia" brasileira nesse período. "Deste ponto de vista, os anos do presidente Lula foram realmente decisivos em termos de educação, saúde, reformas e desenvolvimento da sociedade brasileira. O acesso dos brasileiros a mais direitos e a mais oportunidades é um elemento importante dessas mudanças que foram empreendidas. E o que faz uma nação forte é esse sentimento de compartilhar um futuro melhor."

 

Preocupações

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Villepin afirmou que ele, assim como outros observadores internacionais, tem tido "inquietações" e "preocupações" com os rumos da democracia brasileira. O mesmo tipo de sentimento, segundo ele, que há no mundo em relação ao governo de Donald Trump e com o aumento dos regimes liberais e governos ditatoriais ao redor do mundo. "É também a mesma preocupação com o que está acontecendo na Europa, com o aumento dos partidos de extrema-direita, populistas e conservadores", disse. 

 

Segundo ele, essas tendências autoritárias, que ele caracteriza como "supremacistas" e "populismo conservador", são baseadas na "vontade" de alguns países, grupos sociais ou pessoas de se afirmarem perante os demais a partir de critérios raciais, por exemplo. 

 

Para o Brasil, Villepin afirmou que regras legais não funcionam se não tiverem o espírito de progresso e de reformas voltadas para o povo. Sem o respeito às leis, as reformas também não duram, afirmou o ex-líder europeu, que defendeu o Estado de Direito e o fortalecimento de instituições "imparciais", que são, segundo ele, o "coração da democracia".

 

Amorim destacou a presença das personalidades estrangeiras que vão participar do seminário. "Ao contrário de nós, brasileiros, que muitas vezes temos uma visão muito minúscula do nosso país, eles sabem da importância do Brasil no cenário internacional. Não só pelo tamanho, que já seria uma razão, mas porque o Brasil tem tradições democráticas, alguns delas que estão sendo violentadas." 

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11
Ago18

“Nosso salário não é reajustado há anos. Ver juízes como privilegiados é dramático”, diz juíza francesa

Talis Andrade

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Isabelle Reghi, juíza aposentada na França

 

 

 

por Willy Delvalle

 

A Justiça é um reflexo da sociedade. É o que pensa Isabelle Reghi, 71 anos, presidente da Associação Francesa dos Juristas Democratas e juíza aposentada. Ao longo de sua carreira, em tribunais de diferentes cidades da França, no Ministério da Justiça e também como procuradora da República, ela conta que tentou combater a lógica do Judiciário, que, para ela, é um sistema da classe dominante.

 

Mesmo adepta da discrição e desconfiança em relação à imprensa, ela me recebe em seu apartamento para conversarmos sobre o auxílio-moradia de juízes no Brasil.

 

Contrariando o perfil de muitos magistrados, ela vive num bairro modesto de Paris, o 20º, que tem mais a cara da França contemporânea e suburbana do que a França imaginada pelos turistas.

 

Um lugar onde vivem muitos negros e árabes, assim como gente de diversas outras nacionalidades. Em sua sala, há grandes quadros, muitos livros e uma escrivaninha com uma revista sobre filosofia e outra sobre mídia e sexismo. Nesta entrevista para o Diário do Centro do Mundo, ela diz o que pensa sobre os salários, privilégios, as concepções de judiciário na França e no Brasil e o julgamento do ex-presidente Lula.

 

No Brasil, o juiz Sérgio Moro vazou para a imprensa um áudio de uma conversa entre a presidenta Dilma Rousseff com o ex-presidente Lula. O áudio foi gravado pela Polícia Federal sem autorização do Supremo Tribunal Federal. Ele, um juiz de primeira instância, vazou um áudio com a autoridade máxima do Poder Executivo. Qual a sua avaliação sobre esse tipo de medida?

(Alguns segundos de silêncio) De uma certa maneira, eu poderia compreendê-lo porque aqui casos assim são complicados, há luta de poderes entre polícias e os juízes têm vontade que esses casos sejam exitosos. Mas às vezes eles podem escolher caminhos um pouco perigosos, que lhe parecem necessários. Eu nunca julguei esse tipo de caso. Logo, é um pouco complicado falar sobre. Mas obter êxito significa que não haja nenhuma dúvida quanto à prova de culpabilidade. Então esses juízes se veem entre o desejo de êxito e a necessidade de respeitar o procedimento do começo até o fim. O exemplo que você cita, eu posso compreender, mas me incomoda completamente. Se o procedimento legal não foi respeitado, então é algo que não se pode aceitar.

 

Ele argumenta que vazar esse tipo de áudio à imprensa é uma forma de combater a corrupção. Esse tipo de argumento lhe parece pertinente?

(Suspiro) Não são os juízes que devem lutar contra a corrupção. Eles devem julgar e fazer com que a corrupção seja julgada. A partir do momento que há muitas condenações, podemos chegar a menos corrupção. Mas os problemas políticos devem ser resolvidos na política, pelos partidos, sindicatos e ONGs talvez. Não acredito que seja missão de juiz fazer guerra.

 

Você mora num bairro modesto e diverso em termo de pessoas. Isso corresponde ao perfil dos juízes na França ou é uma exceção?

Não é totalmente uma exceção, mas tampouco é a maioria. A maioria dos meus colegas é de origem burguesa, abastada, e mora em bairros nobres. Há um certo contingente de origem não muito burguesa e não vai ser o salário que vai torná-lo burguês. Falo dos juízes em geral, não do topo da hierarquia. É possível encontrar pessoas como eu, que não vive no luxo.

 

Por escolha?

Sim, acredito.

 

E por que essa escolha?

(Silêncio seguido de suspiro) Quando eu estava na magistratura, eu fechei um pouco os olhos sobre a origem dos magistrados, seu comportamento, sobre a instituição judiciária. Desde que me aposentei, há três anos, me dei conta que na França e também em muitos países a Justiça é um reflexo do sistema em que vivemos. Vivemos num sistema de classe. E a Justiça é uma justiça de classe. Por isso, sempre tentei não ser da classe dominante. Nunca quis.

 

O Poder Judiciário na França e em muitos países é um meio privilegiado, da classe dominante?

Eu diria que para 60% a 70% dos magistrados, sim. Privilegiados e da classe que está ao lado do poder.

 

O Supremo Tribunal Federal do Brasil deve discutir o auxílio-moradia dos juízes, recebido mesmo por aqueles que possuem uma moradia na cidade onde trabalham. É o caso dos juízes Sérgio Moro e Marcelo Bretas, da Operação Lava Jato. Segundo o Senado, isso custou ao Estado mais de 280 milhões de reais em um ano. À imprensa, Moro disse que o benefício compensa o não aumento de salário. Benefício que faz a Receita Federal deixar de arrecadar quase 360 milhões de reais anuais. Como é esse quadro na França e o que pensa do caso brasileiro?

Só uma pequena parte dos magistrados têm uma moradia fornecida pelo Ministério da Justiça. São, por exemplo, os presidentes dos tribunais. Mas nós, não. Todos os funcionários públicos recebem um auxílio-moradia, não apenas os magistrados. Esse valor varia de acordo com a cidade onde moram. Em Paris, o valor é um pouco maior do que em Poitiers, por exemplo. De todo modo, é um auxílio muito pequeno.

 

De quanto?

Posso procurar minha folha de pagamento?

 

Claro!

Porque eu não me lembro – vai procurar a folha e a traz em alguns minutos. Meu salário bruto é de 4.898 euros (aproximadamente 19.500 mil reais). E o auxílio-moradia é de 146 euros (em torno de 580 reais). Extremamente baixo (risos). Há sempre a ideia de que é preciso que os magistrados sejam bem pagos e ajudados para que eles não tenham a tentação de se corromper. Mas até onde se pode ir para que eles resistam à corrupção (risos)? Eu não sei. Por outro lado, eu não conheci nenhum magistrado corrupto na França.

 

Se na França, o auxílio-moradia não chega a dez por cento de um salário mínimo (1.480 euros), no Brasil o valor corresponde a 4,5 salários mínimos. O que pensa sobre ?

Por que se faz isso? Um dos juízes que você citou diz que “é para compensar o baixo salário dos juízes”. É isso?

 

Para compensar o não aumento.

O não aumento… Pode ser, não sei. Se o salário dos magistrados não tem aumento há muito tempo, talvez haja compensações justas. Na França, ele está estagnado há anos e não tivemos nenhum tipo de auxílio suplementar. Ao contrário. É preciso saber também: todos os magistrados recebem esse auxílio no Brasil?

 

Eles podem escolher receber ou não. Mas levantamentos mostram que a maioria escolhe receber.  

Sim (risos). Pra dizer “não” a esse tipo de coisa, é preciso muito rigor. O problema é, e isso me preocupa muito, o olhar do cidadão nesse momento sobre os magistrados, que um dia talvez vão julgá-lo. Vê-los como privilegiados ou extremamente privilegiados é dramático. Então é preciso saber como o restante da população no Brasil, se considera esses valores normais.

 

No Brasil, essa questão virou uma polêmica. Além do salário e do auxílio-moradia, há férias de 60 dias, auxílio-alimentação, auxílio-saúde, carro com motorista, frutas no gabinete e café da tarde. Um levantamento do DCM mostra que em todas as regiões do país há salários acima do limite previsto pela Constituição, que deveria ser o que ganha o presidente da República. Um juízes recebeu em um mês, no ano passado, mais de 400 mil reais. Uma pesquisa aponta que os juízes ganham 12 vezes mais do que a renda média do brasileiro. O caso francês é semelhante?

(Riso) Não. Nosso salário é calculado, de todo modo, em relação à função pública. Somos funcionários públicos. O máximo que um magistrado pode ganhar, acima ou abaixo da hierarquia, é, mesmo com benefício, 8.600 euros (aproximadamente 34.400 reais). É o limite máximo. É fato que é mais do que ganha um deputado, que ganha em torno de cinco ou seis mil euros (24 mil reais), no total. Mas é menos do que o presidente da República. O salário médio de um magistrado é seis mil euros. Ele começa em torno de 2.600 euros (10.400 reais). Não há salários mirabolantes. É a função pública. Ou seja, eles não podem ganhar mais do que qualquer pessoa.

 

Então não há a possibilidade de que, com benefícios, o valor supere o teto previsto pela Constituição?

Não. A Constituição não fala em salário de juízes. O limite é previsto pela Lei da Função Pública. Não conheço nenhum caso de magistrado que tenha ultrapassado o teto. Não há.

 

Há benefício de carro com motorista?

Carro com motorista é para presidente de tribunal de recursos e grandes tribunais, assim como procuradores desses mesmos tribunais. Mas isso vale só a partir de determinado nível da hierarquia. E isso vale para toda a função pública, não só para os magistrados.

 

Que outros benefícios estão inclusos nesse salário?

Não há. Temos a seguridade social como qualquer funcionário público… Não há nada além. Há “primes”, valores que são distribuídos de forma desigual, supostamente de acordo com o mérito. Mas isso é feito de acordo com o freguês. Alguns ganharão mais porque têm mais “primes”. Porém sempre dentro do teto da função pública.

 

Em 2016, a Justiça de Curitiba censurou 10 reportagens de um jornalista que fazia críticas à Operação Lava-Jato. Como é a relação entre o Judiciário e a imprensa hoje? E o que você pensa sobre esse tipo de censura?

Eu sou totalmente contra censura. Eu não compreendo a censura. Eu penso que há outras formas de combater as ideias que se contestam. Se as ideias contidas nessas reportagens eram tão criticáveis, era necessário liberá-las e criticá-las depois. Mas não censurar. O que é curioso é que a imprensa aqui na França não ataca verdadeiramente o magistrado. E, de um certo modo, eu diria que isso parece normal. Por quê? Porque, para uma boa parte, as decisões de magistrados são decisões de classe. Os jornalistas também estão no círculo de poder. Então tudo isso “vai bem”. E não é a imprensa que denuncia o magistrado. São associações e organizações, como as associações de defesa dos estrangeiros, que iam em todas as audiências em que estrangeiros eram julgados e denunciavam os “a priori” dos tribunais e os publicavam em seus sites.

Bretas e Moro na première do filme da Lava Jato

 

Uma pesquisa mostra o Judiciário do Brasil como um dos poderes mais caros do mundo. Como avalia o caso francês em relação aos outros países da Europa e, se possível, do mundo?

Do mundo, não posso falar. Não sei. Mas da União Europeia, há estudos que mostram que somos uma magistratura de poucos recursos, muito pobre. Somos poucos magistrados, se comparados à Alemanha, à Itália ou à Espanha. Somos possivelmente menos bem pagos. E o orçamento da Justiça é um dos mais baixos da União Europeia.

 

Por quê?

Eu me pergunto em que medida isso não se explica pela história da França. Há sempre uma desconfiança em relação ao poder da Justiça. Tanto que não falamos em Poder Judiciário. Falamos em autoridade judiciária. Não há Poder da Justiça. Sempre houve medo do governo de juízes. Todos os políticos, sejam de esquerda ou de direita, sempre tiveram medo e desconfiaram do governo dos juízes.

 

O que seria o governo dos juízes (da toga)?

Seria quando os juízes decidem tudo, têm a possibilidade de interpretar uma lei, então é necessário reduzir o poder de interpretação da lei, senão os juízes serão superpoderosos. Então há um medo do superpoder dos juízes, uma vontade de reduzi-lo ao máximo. De enfraquecê-los.

 

Isso teria vindo da Revolução Francesa, do Período do Terror?

Sim, em parte sim. Penso que, no caso da França, há uma razão histórica para explicar a relação entre a Política e a Justiça.

 

Quais são as consequências para uma democracia que os juízes seja uma classe privilegiada?

É uma consequência muito negativa. Porque, para mim, o juiz é aquele que deve estabelecer ao máximo o equilíbrio. Porque uma democracia é uma história de equilíbrio. Se há ricos de um lado e pobres do outro, é preciso tentar restabelecer o equilíbrio. Esse é o trabalho da Justiça, sua missão. Se os que fazem a justiça só forem privilegiados, não têm consciência do que os outros vivem. Então, não podem julgá-los em termos de conhecimento de causa.

 

Quais são as consequências para uma sociedade quando os juízes fazem um julgamento político?

É uma confusão total. Mesmo se dissermos que aqui na França não há Poder Judiciário e sim uma autoridade judiciária, ela deve se manter independente, a independência de todo tipo de pressão política. Se ela estiver envolvida demais com o aspecto político, não há mais Justiça. Também há casos de condenações que manifestamente foram políticas. Num dado momento, os magistrados não sabem se distanciar de suas próprias opiniões políticas, de sua situação social. Não julgam mais da maneira mais imparcial possível.

 

Você teria outras considerações a fazer?

Quando eu era magistrada, eu realmente acreditei que eu podia efetivamente restabelecer o equilíbrio, tomar partido do fraco contra o forte, tentar fazer uma balança. Eu acreditei que podia fazê-lo. Depois, percebi que a Justiça não pode estar fora da sociedade. Ela é o que a sociedade é. Ela é um espelho da sociedade. Quando a sociedade é, como na França e imagino que também no Brasil, desigual, a Justiça é desigual. Eu lamento muito não ter percebido isso antes. Percebi muito tarde que meu trabalho foi um pouco inútil.

 

É forte dizer isso…

Sim. Eu não teria dito isso dez anos atrás. Com a idade, o pessimismo vem, sobretudo quando se vê o estado da sociedade e do mundo. [Transcrevi trechos. Leia mais no DCM]

 
 
09
Ago18

Días decisivos en Brasil: Lula y el PT presentaron su programa de gobierno

Talis Andrade

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por Juraima Almeida

 


Todo indica, por ahora, que el 7 de octubre habrá elecciones presidenciales en Brasil; el 15 de agosto vence la fecha para presentar las candidaturas; Luis Inácio “Lula” da Silva, es el candidato con mayor intención de voto pero está preso desde el 7 de abril, en cumplimiento de una condena que tiene una pena de 12 años emanada de un Tribunal de Segunda Instancia, por los delitos no probados de corrupción y lavado de dinero.

 

Hay varias alternativas posibles de aquí a octubre: Una: Que la candidatura de Lula sea aceptada por el Tribunal Electoral cuando se presente el 15 de agosto. Si se diera esa condición adquieren mucha importancia las encuestas que indican que Lula encabeza la intención de voto con un 30%, seguido por el candidato ultraconservador Jair Bolsonaro con 21,8%, y la ambientalista Marina Silva les sigue con el 9,2%.


Dos, que la candidatura de Lula no sea admitida, dado que la Justicia Electoral no acepta candidaturas de personas condenadas en segunda instancia. Para ese supuesto las intenciones de voto están a favor de Bolsonaro con el 23,6%, le sigue Silva con el 14,4% y Ciro Gomes, del socialdemócrata Partido Democrático Laborista, con el 10,7%.


Tres: Que el Partido de los Trabajadores (PT) cambie su decisión y presente una candidatura avalada por Lula. En ese caso, no hay datos disponibles en las encuestas y sondeos. Y cuarto: Que la situación derive en apelaciones, impugnaciones y conflictos de poderes que vuelva inestable la situación e impreciso o imposible de ejecutar el resultado que las urnas indiquen… y los militares tomen el poder.


Mientras, La Corte Penal Internacional (CPI) de La Haya, hizo una declaración la última semana considerando al expresidente Lula como un preso político y exigiendo la inmediata libertad del mismo por sufrir una persecución política.

 

El Partido de los Trabajadores (PT) lanzó el sábado 4, en San Pablo, la candidatura de Luiz Inacio Lula da Silva a la presidencia de Brasil, para “transformar a la nación sudamericana en un mejor lugar para vivir”. Lula está preso en Curitiba desde el 7 de abril, luego de que el juez Moro lo condenara a nueve años y seis meses de prisión por la causa Lava Jato.


Mientras tanto, la imagen del presidente de facto, Michel Temer,que destituyó a través de un golpe parlamentario a Dilma Rousseff sigue en picada. Esta encuesta reflejó que un 82 por ciento de los encuestados considera que su gobierno es “muy malo o pésimo”, mientras que apenas un tres por ciento piensa que es “óptimo o bueno”.


Por otro lado, La Corte Suprema de Brasil anunció esta semana que revisará en los próximos días el recurso de amparo presentado por los abogados del expresidente antes del 15 de agosto, fecha en que vence el plazo para inscribir las candidaturas a las elecciones presidenciales. El magistrado Edson Fachin fue designado esta semana para formar parte del Tribunal Superior Electoral (TSE) y además de estar encargado de revisar el recurso evaluará la documentación relativa a la presentación de las candidaturas de los otros postulantes. El magistrado pidió por redes sociales,”celeridad” en el caso de Lula.


El presidente del TSE, Luiz Fux, quien volvió a señalar la intención de la Justicia para evitar la participación de Lula en la elección. Fux declaró que habría una “inelegibilidad” evidente en la candidatura de Lula. La más reciente muestra de solidaridad que recibió Lula es la bendición del papa Francisco transmitida ayer por el ex canciller Celso Amorín.

 

Constituyente, la propuesta de Lula y el PT

 

El Partido de los Trabajadores (PT) de Brasil presentó el sábado 4 el plan de Gobierno de Lula (2019-2022) al pueblo brasileño, en el que un proceso constituyente libre, democrático, soberano, unicameral, fruto de un intenso debate sobre el futuro de la nación. Dividido en ocho ejes, el nuevo programa de Gobierno pretende superar los problemas de inversión pública causados por el presidente de facto Michel Temer, tales como la inflación, el desempleo y el aumento de la pobreza extrema.


El plan propone un impuesto sobre la renta justo, insiste en objetivo de promover la soberanía nacional y popular, reanudar la política exterior activa, centrándose en la integración y el diálogo multilateral, promover la democracia, el pluralismo y la diversidad y profundizar la democracia y empoderar la ciudadanía, activándola a través de los dispositivos existentes en la Constitución, tales como el plebiscitos y referendo.


Asimismo, propone la promoción y la afirmación de los derechos de los ciudadanos fue unos de los puntos afectados con el golpe de Estados producido contra Dilma Rousseff, y señala que el próximo Gobierno se concentrará en la democracia y los derechos humanos como interdependientes con la lucha contra la criminalización de los movimientos sociales.


Asimismo se compromete con políticas centralizadas en la mujeres y la promoción de la igualdad racial, así como el derecho de los jóvenes, la población de Lesbianas, Gays , Transexuales y Intersexuales (Lgbti), niños , la tercera edad, personas con discapacidades, pueblos originarios, el campo y las aguas.


Señala que se buscará la defensa y la promoción de los derechos a la comunicación de la sociedad, que las comunicaciones sean libres de control de los gobernantes y los grupos económicos, asegurando de esta manera la libertad de prensa, el pluralismo y el acceso a fuentes diversificadas e independientes de información. E insiste en fortalecer la importancia de la universalización de la Banda Ancha, la consolidación del Marco Civil de Internet, el fortalecimiento de medios comunitarios y la desconcentración de las inversiones publicitarias estatales.

 

Sobre los derechos sociales, indica que el Pueblo más pobre volverá a ser prioridad a través de la reanudación de la ampliación del acceso a los derechos sociales con un nuevo modelo de gestión pública y delegación de recursos financieros para estados y municipios, que considere sus limitaciones institucionales, con el regreso de la educación y la salud pública, y poniendo como prioridad superar la pobreza extrema.


El PT promocionará una economía de bajo impacto ambiental y alto valor agregado, que garantice el derecho a la alimentación sana, al agua y al saneamiento, además de la producción de alimentos saludables, con reducción de agrotóxicos. También promete la promoción de la reforma agraria y los derechos humanos en el campo. En materia de educación se priorizará la educación media, derogando la reforma implantada por el gobierno de facto.


Lucha de clases disfrazada de religiosa


No es sólo en Brasil sino en toda América latina, la tendencia general de esta fase dominada por el gran capital financiero es la restricción de la democracia, el aumento de la represión, el auge del racismo y el odio de las clases dominantes a los dominados que, debido a las migraciones internas e intrarregionales, se diferencian cada vez más de sus opresores por sus características étnicas o religiosas.


La mayoría de los ricos son blancos y miembros de las Iglesias dominadoras tradicionales (anglicanos, católicos, judíos) mientras en los sectores plebeyos hay blancos pobres pero la mayoría son indígenas, mestizos o negros que pertenecen a minorías religiosas o no creen en dioses. La lucha de clases aparece, por lo tanto, disfrazada de una oposición entre religiones y entre etnias y esa barrera ideológica puede aparecer ante todos como más importante que la división en clases, señala el analista Guillermo Almeyra.

 

Añade que un vasto sector capitalista teme en Brasil la recesión y la corrupción crecientes y comprobó la peligrosa impopularidad de Temer y del sistema capitalista. La prensa más reaccionaria toma ya abiertamente distancias del gobierno y no cree en la continuidad de la línea dura y represiva de la derecha tradicional o de la ultraderecha evangelista-fascista del candidato Jair Borsonaro. Aumentan así las condiciones necesarias para un golpe militar dentro del golpe parlamentario de Temer porque las diversas fracciones burguesas no pueden concretar un pacto y, en cambio, comienzan a temer un peligro de izquierda.


Para Almeyra, otra opción posible para los capitalistas brasileños sería la repetición de la salida mexicana de la crisis política cooptando una fuerza popular y de masas (el PT) pero con la garantía de que Lula mantenga una posición mucho más conservadora y limitada que la de López Obrador, una opción que parecen manejar en el Departamento de Estado y del Pentágono estadounidense en la urgencia de evitar el crecimiento de una radicalización que se expresó ya en el entierro masivo de Marielle Franco, concejal asesinada de Rio de Janeiro, favelada, lesbiana, mulata…

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*Investigadora brasileña, analista asociada al Centro Latinoamericano de Análisis Estratégico (CLAE, www.estrategia.la)

 

08
Jul18

Brasileira e negro zulu, casados há 13 anos, comparam o racismo no Brasil e na África do Sul

Talis Andrade

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A carioca Ana Terra Skosana, casada com o sul-africano Tshepo Skosana, membro da etnia zulu, o maior grupo étnico da África do Sul, considera que ainda existem fortes discriminações contra os negros mais de duas décadas depois do fim do Apartheid, o regime de segregação racial. O casal multirracial recebeu a reportagem da RFI em sua casa em Joanesburgo.


por Kinha Costa correspondente da RFI na África do Sul

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Na época do regime de supremacia branca, eles seriam um casal ilegal e sujeitos a multa ou prisão, porque existia a Lei de Imoralidade que proibia qualquer relação afetiva, sexual ou o casamento entre pessoas de diferentes raças. Felizmente, com o fim do regime separatista, essa e outras leis foram extintas e, hoje, a África do Sul tem uma Constituição (1996) considerada uma das mais modernas do mundo.

 

No entanto, os resquícios do antigo regime ainda são muito evidentes, apesar dos novos tempos, do esforço do governo e da sociedade para integrar seu povo e criar a Nação Arco-Íris, tão sonhada por Nelson Mandela. A grande maioria da população de 56 milhões de sul-africanos continua vivendo separada em grupos raciais.

 

As famílias multirraciais ainda causam desconforto, desdém, pena, cochichos e as mais inesperadas e bizarras reações, como a do juiz de paz, branco, que não queria realizar o casamento deles. Muitos africânderes, como são chamados os descendentes dos holandeses que colonizaram a região, ficam indignados porque pensam que Ana é sul-africana e, portanto, descendente de holandeses. Negros de diferentes etnias também estranham o casal, pela razão mesma razão, como se ela estivesse casada com um inimigo.

 

O casal se formou sem pensar em cor de pele, racismo e discriminação. Ela, com 19 anos, brasileira e branca. Ele, com 21 anos, negro, sul-africano, zulu. Para dois jovens apaixonados nada demais. Para a estrutura familiar e a sociedade em geral, um bicho de sete cabeças.

 

Ana e Tshepo se depararam com o racismo desde o início. O casal teve que amadurecer e lidar com o preconceito racial dos seus pais e familiares. E identificar o racismo brasileiro, que não é explícito, mas que está enraizado na sociedade. Não foi fácil enfrentar a rejeição familiar, a dissimulação social, os olhares e os comentários sem sutileza.

 

Expulso de casa pelo pai da noiva

“No Brasil foi duro. Na África do Sul, eu era somente um jovem mimado que vivia em uma bolha. O racismo era algo sabido, mas nunca vivido explicitamente. Me perceber rejeitado pela família da moça por quem estava apaixonado, foi chocante", conta Tshepo.

 

Por ter a pele clara, ele era considerado mulato no Brasil, e a questão profunda e discriminatória ficava escondida, apesar dos seus dreadlocks. A discriminação se manifestava em situações simples. Por exemplo, a família de Ana não entendia por que o jovem negro sul-africano, que mais parecia um garoto das favelas cariocas, escolheria morar em Ipanema, bairro chique da zona sul do Rio de Janeiro. Ser fino, instruído, educado e ter bom gosto não estava no programa.

 

"Um dia, o pai da Ana me expulsou da casa dela. Era carnaval, sem ter para onde ir, fiquei dois dias perambulando pelas ruas do Rio", recorda Tshepo. Leia mais

08
Jul18

“É melhor ser negro na Rússia do que no Brasil”, diz músico que trocou São Paulo por Kazan

Talis Andrade

Por Elcio Ramalho

 
“É melhor ser negro na Rússia do que no Brasil”, diz músico que trocou São Paulo por Kazan
 
Emerson Pinzindin, nome artístico escolhido em homenagem a Pixinguinha. E. Ramalho
 

O sol se põe em meio ao vaivém de moradores e turistas que circulam pela principal rua de Kazan, uma das cidades escolhidas como sede da Copa na Rússia. Tranquilamente, o paulista Emerson Pinto tira da mochila um aparelho de som e a flauta transversal. No chão, discos à venda e uma sacolinha para arrecadar dinheiro oferecido pelo público.

 

Enviado especial a Kazan

Em poucos minutos, um palco improvisado foi montado em frente a um dos restaurantes do famoso calçadão da cidade para um novo concerto ao ar livre. Entra em cena Emerson Pinzindin, nome artístico escolhido em homenagem a Pixinguinha. O repertório é eclético, mas sempre começa com alguns dos clássicos do choro.

 

“O nível musical da Rússia é muito alto. Eu me sinto lisonjeado de ganhar a vida aqui, com um relativo sucesso, não só por ser diferente. Não é só pelo impacto visual. Eles ouvem, se não for bom, tchau, não tem público”, afirma.

 

O espaço foi conquistado em um intervalo de tempo relativamente curto. Há apenas dois anos ele saiu de São Paulo para se instalar na capital da República do Tatarstão, interior da Rússia. Casado com uma russa no Brasil há 11 anos, Emerson decidiu largar a carreira de músico no próprio país para tentar uma nova vida em Kazan, terra natal da esposa.

 

“O Brasil começou a se convulsionar e ficou muito problemático. Eu quero ter filhos e tranquilidade. Aqui é uma cidade cosmopolita, universitária e turística. É um frenesi o tempo todo, no inverno e no verão”, justifica.

 

“Aqui não sou suspeito”

Emerson se surpreendeu com a facilidade com que se adaptou a um cultura e a um povo tão diferentes e percebeu rapidamente que havia desenvolvido uma percepção equivocada do país que o acolheu.

 

“Ser negro na Rússia é melhor do que ser negro no Brasil. O Brasil, infelizmente, é extremamente racista. Eu saí também um pouco por causa disso. Eu já estava ficando neurótico porque te perseguem tanto e você introjeta isso. Aqui eu ando e respiro livremente, não sou suspeito. No Brasil, o negro é eternamente suspeito, ele tem que provar a todo momento que é direito, honesto e íntegro”, revela. “Eu fiquei abismado com a capacidade dos russos de absorverem as pessoas. Eles são miscigenados também. Aqui, as pessoas tem traços orientais, de mongol”, explica, em referência à influência histórica do povo da Mongólia na região. 

 

O paulista Emerson PintoE. Ramalho

 

Depois da temporada de verão, Emerson toca em shows em ambientes fechados, como bares, restaurantes, hotéis e eventos particulares como festas e recepções. Ele toca sozinho ou acompanhado de outros músicos, principalmente cubanos. Assim como nos concertos nas ruas de Kazan, o brasileiro se adaptou às exigências do público local, e costuma terminar suas apresentações cantando “Ai se eu te pego”, de Michel Teló, e La Bamba, em espanhol.

 

“O choro aqui não é conhecido, a música não é tão conhecida. Só conhecem um pouco de bossa-nova, do Tom Jobim, principalmente quem trabalha com música. Eles gostam muito de música latina, cantada em espanhol. Faz sucesso aqui. Tem que tocar de tudo, é como uma rádio, um leque grande”, comenta. “No dia a dia, as pessoas querem de tudo, coisas variadas. Essa é a fórmula que funciona, não só na Rússia, como no Brasil e em todo o mundo”, afirma.